petit-zapatiste
Introduction du petit zapatiste
Le 27/02/2008
Comment communiquer différemment ?
APPEL A CONTRIBUTION
Comment communiquer massivement sur des problèmes comme le pouvoir, le populisme, l'emploi, la démocratie ? Ésope et mieux encore Jean de la Fontaine nous ont laissé en héritage ce moyen puissant de mettre en scène des problématiques aussi abstraites, de les transposer dans notre imaginaire. Est-ce puéril manière, de s’exprimer ainsi ? Le petit zapatiste propose aux bloggeurs poètes de s'emparer de ce mode d'expression
Un exemple : le plein emploi est au centre des revendications syndicales et politiques. Est-ce possible immédiatement ? De brillants économistes ont écrit là-dessus, oui c’est possible, plus encore, cela coûterait moins cher à la société que de subir les coûts directs et indirects du chômage ! Le profit, la concurrence internationale ? L Europe nous permettrait-elle de nous rapprocher de cet idéal atteignable ? Il faut bien y réfléchir. Ce sera l'objet de la première fable et peut être de celles que vous composerez avec votre style propre.
Le petit zapatiste propose aux bloggeurs progressistes intéressés par cette démarche, d'illustrer sur le mode de la fable, mais dans des styles qui seront évidemment originaux, de valoriser leur expression politico-poétique pour dénoncer toutes les dérives politiques véhiculées par l'ultra-libéralisme et les nouvelles formes de capitalisme. Les meilleurs textes seront annexés au blog ils devront éviter la calomnie et l'insulte en utilisant de préférence l'humour ("pauvre c.." ,c'est nul, l'humour peut être plus méchant).
On peut imaginer des suites : publication par un « sponsor », concours, rencontres, rêvons, ...
Rendez-vous au sommaire du blog ci-contre------>
Fable 1 : le plein emploi ...
Le 09/02/2008
Les Rats en quête d'emploi
Il y a t’il un monde meilleur ?
Les beaux parleurs vous le promettront
Mais le bon sens n'est pas raison
Notre monde est ainsi fait pour l'heure.
La gente société des Rats
En fit avec aigreur le constat.
La turbulente population
Avait dans sa famille, ratons
Intelligents, formés, mais dit-on
Sans monnayable situation.
Un sur dix n'avait trouvé patron
Qui lui eût procuré un ouvrage
Rémunéré sous forme de gages
Pour sa juste satisfaction;
Certaines familles avaient parents,
Fistons dans les affres du chômage.
Il n'était donc point question d'âge,
Mais de fort piètre arrangement
De la part de fripons politiques
Qui n'avaient que trop peu, sens civique.
Rats et ratons montèrent sur la ville
S'unirent à leurs congénères urbains
Pour venir exprimer leur dédain
Aux politiciens si malhabiles.
La multitude était résolue
Et chauffée par de bouillants meneurs
On y parlait de droit au bonheur
Et d'écus sonnants mal dévolus.
Enfin, ils obtinrent d'être reçus
Au palais du Premier ministre.
"Que voulez-vous ? dit d'un ton sinistre
Radembas, l'éminence dodue ;
"Nous voulons de l'ouvrage pour tous !"
Répondirent en choeur les délégués.
Radembas se gratta le nez
Et répondit : " Des écus pour tous ?
Je n'en ai point engrangé assez !
Vous satisfaire serait mon désir,
Mais ne puis penser à mon plaisir."
Cet effort vain l'avait épuisé.
Rakosi dans un coin souriait,
Il se leva, esquissa encor
Un sourire en guise de décor :
"Votre revendication me plait,
Mais je n'ai plus un écu pour vous.
Comprenez, Je dois rembourser
Les frasques passées de vos aînés."
Les mandataires encaissèrent le coup.
Les délégués n'avaient point chaussé
Leurs deux pieds dans le même sabot
Et pour l'heure n'étant point cabots
Lancèrent une géniale idée.
Le peuple avait été consulté
Afin qu'il n'y eût point de toile
Et caresser dans le sens du poil
Les récalcitrants les plus zélés.
Ils s'en furent au palais protégé.
Radembas leur dit : " je suis toute ouïe"
Un représentant des rats renchérit :
"La solution! Nous l'avons trouvée :
Sous forme d'une péréquation,
Chaque citoyen qui travaillerait,
Pour dix écus gagnés, octroierait
Un écu dont la destination
Serait la création d'un emploi."
Radembas surpris en resta coi.
Rakosi qui semblait agacé
Fuit par une porte dérobée.
Radembas ne pouvait réfuter
Solution d’une telle clarté.
"Un pour dix, dix pour un, c'est égal"
N'y aurait-il point de subterfuge ?
Ses proches avaient tous fui. Quel refuge,
Pour lui éviter quelque cabale,
Aurait pu lui offrir protection ?
Radembas rappela tout son monde
Dit à l'assemblée non sans faconde
Les raisons de son acceptation.
Le soir, le petit peuple des rats
Spontanément s'en fut festoyer,
Ils dansèrent à satiété
Pour oublier leurs mille tracas.
La semaine arrivait à son terme,
En accord avec la convention
Sans se faire prier tous les patrons
Versèrent les nonante pour cent, ferme.
Dans les foyers, il fallut serrer
Les dépenses, mais le sacrifice
Porterait en lui le bénéfice
D'abolir les inégalités.
Radembas dû enfin consentir
À créer l'ouvrage pour chacun.
On interrogea les citoyens
Pour savoir quels emplois définir.
Le problème était loin d'être mince.
Car les Rats chômeurs étaient légion
Et créer des emplois par millions
Ne pouvait être le fait du prince.
Le temps s’écoulait et Rakosi
Faisait de grasses économies.
Petit à petit se construisait
Ce dont les ratons avaient rêvé
Et des ouvrages furent trouvés
Que la société attendait.
Dans les hospices pour les anciens,
Les malades trouvèrent enfin
Au sein de l’hospital de bons soins,
Les sombres logis furent repeints
Et les rues de la ville fleuries.
L’école accueillit plus de ratons
Ceux de supérieure formation
Firent de la Science pour le Pays.
Maintes et maintes occupations
Furent trouvées pour les Rats et ratons.
Tout ce petit monde des campagnes
Et des petites et grandes villes
Vaquait d’un bonheur indélébile
Dans ce coquet pays de cocagne.
On remarqua dans quelques domaines
Que la production ne suivait pas.
Les jardins publics furent dans ce cas,
Car depuis de longues semaines
Les horticulteurs professionnels
Ne pouvaient plus approvisionner
Les espaces si bien décorés
Voulus de façon si rationnelle.
Des patrons avaient bien essayé
D’engager pour un temps limité
Nombre d’artisans bien qualifiés
Abondant les besoins du marché.
Les candidats furent si peu nombreux
Que les patrons devinrent ténébreux.
Rakosi cependant jubilait,
Caisses de santé en excèdent,
Caisses de chômage débordant,
Les écus lourds s’accumulaient.
On dit que le soir au palais
Il plongeait dans le divin métal,
Esquissait dans un geste animal
La nage que lui seul connaissait
Échappant de peu à la noyade.
Le stock d’or ainsi amassé
Par l’activité alimentée
Provoquait alentour des œillades.
Aux marches de la contrée des Rats
Raminagrobis et Radalbion,,
Tous les Mistigris en position
Griffes dehors pour franchir le pas
S’accaparer l’indécent trésor.
Rakosi ne se fit point prier
Pour de ce pas dilapider
Cet amoncellement d’écus d’or.
Cela tombait bien, car Ramédef
Se lamentait de ne plus trouver
À sa convenance ouvriers
Prêts à se sacrifier derechef.
Rakosi aimait à caresser
Ce Ramedef dans le sens du poil
Ses Yeux noirs brillaient de mille étoiles
Il dit « des sous je puis vous donner
Pour aider d’un coup vos entreprises,
Je partage mon trésor par moitié
Pour vous, et à vos impôts dédiés ».
La déclaration fut bien comprise.
Le peuple des Rats fut consterné
Par cet infâme détournement,
Réclamèrent tous, leur dix pour cent
Avec générosité donnés.
Radembas ne savait plus que faire
Il fallut, les plus hargneux payer,
Supprimer les bons emplois créés
Pour enrayer leur juste colère.
Des mois passés, les patrons voulurent
À nouveau les salaires baisser.
Rakosi ayant tout consommé,
Tout cela fut de mauvaise augure.
Les travailleurs perdirent à la fois
Leur dignité et leurs bons emplois
Faisant en cela triste figure.
Revendiquer est de bon aloi
Lutter pour, une nécessité
Mais sache bien où tu mets les pieds
Les rats apprirent à leurs dépens
Qu’avant de se mettre en mouvement
Il eût fallu penser à changer
Ce qui freine dans la société
Les indispensables changements.
Le petit zapatiste, Mars 2005
Commentaires : Écrire
Fable 2 : élection piège ...
Le 09/02/2008
La Chatte et le Rat en quête de voies
Si l'on vous promet ce que vous souhaitez,
En plus, par-dessus le marché, la lune,
Des promesses, vous en verrez aucunes,
Par ces politiciens réalisées.
La Chatte opposa ci-devant au Rat
Un Féroce et populiste combat.
La Chatte était de royale naissance
Ses griffes parfaitement acérées
En avaient quelques uns découragés
Méprisant ainsi toute bienséance.
De l'espèce des Rats de Ministère,
Rakosi était petit mais doué
D'une intelligence fort éprouvée
Qu'il détenait aussi de Père et mère !
Rakosi, ministre des finances[1]
Avait en son temps les pauvres bernés
Au profit du patronat fortuné
Sous Rachirac Roi du pays de France.
La royale Chatte était populiste
Également, mais avec des nuances,
Et les Chats, pardi, armés de défenses
Dénonçaient son schisme socialiste.
La royale féline en plénitude
Dit à tous les pauvres gens, ce slogan :
"Choisissez-moi et c'est gagnant-gagnant !"
Mais sans effacer les incertitudes.
"Gagnante, je le serai par vos voies
Et je vous promets la lune !"
Mais le peuple ne voulait, pour des prunes
Faire confiance au joli minois.
Rakosi est de surcroît plus malin,
Masquant aux gens sa populiste essence
Qui n'en était pas pour le moins immense,
Émule de Raberlu la triste engeance.
Aidé de Rabolo et ses comparses
Il maîtrise la communication
Il fallait de fait des Ecus bien ronds
Et l'élection serait immense farce.
Ses promesses vont à hue et à dia,
Il s'attribue sans faconde Jaurès
Et prétend tenir Le Pen en laisse
S'appuyant sur de complaisants media.
Les politiciens de la gauche extrême
Pour montrer qui d'entre eux était meilleur
Faisait penser à l'huître et aux plaideurs,
Victimes de leur bêtise suprême.
Rakosi enfonce des portes ouvertes
"Avec Moi ce sera donnant donnant,
Je donnerai aux riches de l'argent,
Aux pauvres donnerai travail à perte":
Sa démarche qui manque d'élégance
Le fait plutôt ressembler au canard
Mais son ego prend, sans fard, son panard
Moi, … Je, je pense pour toute la France !
Pourquoi faudrait-il dire ainsi trop tôt !
Ce que l'on imagine faire plus tard
Cela n'obligerait-il pas de faire la part
Du possible et de l'incertain à chaud.
Le peuple n'aime pas l'incertitude
Il préfère les projets simplistes,
En cela Rakosi fut réaliste
Et renvoya la Chatte à ses études.
Mais il y avait encore deux tours
Pour espérer gagner à l'assemblée
Une invraisemblable majorité.
Cependant que la loutre est de retour …
De son bord d'eau, flatte le Rakosi
Se disant que le peuple le suivrait.
Mais les voies ne sont pas là dans les faits,
La Loutre penaude, cède à bord l'eau.
"Qu'à cela ne tienne" dit Rakosi,
"Qu'ils viennent se repaître dans ma main
Ces gauches mercenaires peu malins
Qui prétendaient être mes ennemis" !
Rakosi vaque dans le monde immense,
Evitant, il se doit, les Pays-Bas,
La hollande n'est pas pays de Rats !
Et fait à l'oncle SAM allégeance.
Car l'Oncle est sérieusement malade
Il offre sa bouche à Bush pour l'aider
A se sortir de l'irakien guêpier
Et des moyen-orientales salades.
Il doit avoir don d'ubiquité,
On le découvre partout à la fois,
Pour tous, décide, met en avant son Moi,
Hors sa pensée tout est fatuité.
Il pousse ses projets, vacances fatales
Sans attendre, tout s'arrêterait-il ?
Universités libres, sortez sébile
Bouclier fiscal pour le capital.
La limitation du droit de grève,
TVA de sociale utilité !
Tout cela contre la pauvreté ?
Ou contre les pauvres gens condamnés ?
Ainsi, Rakosi décide de tout.
Qu'adviendra t'il de ce populisme,
Dans notre démocratie, un séisme,
Fleurant fascistes relents par dessous.
Tout ceci prouve que le populisme
Qu'il nous parvienne de gauche ou de droite,
De perspectives ou de pensées étroites
Peut induire les pires conséquences.
Tous ceux qui votèrent Rakosi,
Paysans ou pauvres des banlieues
En seront pour leurs frais, jeunes ou vieux,
Dindons de la farce, auront-ils compris ?
Le petit zapatiste, Juin 2007
[1] Les rats en quête d'emploi, Fabliau du petit zapatiste, mars 2005
Commentaires : Écrire
Fable 3 : une affaire lybienne
Le 14/02/2008
Les Etats ont curieux comportements
S'agissant de persistant différents,
Hors toute éthique, le donnant-donnant
Porté par de forts malins dirigeants,
Permet de tirer les marrons du feu
Comme si cela n'était qu'un simple jeu.
En des temps pas si lointain, Radafric
Ayant certes défrayé la chronique,
Faisant feu de tous bois en politique
Ayant le pétrole comme viatique.
Il voulait être maître de l'Afrique,
Des pyramides à la côte Atlantique,
Et du Cap à la Méditerranée,
Pour cela, il fallait puissante armée.
Il voulu d'abord l'arme nucléaire,
L'arme chimique et l'armée de l'air.
Ses projets échouant, il devint refuge,
De tous les terrorismes, le transfuge.
Il s'attaqua aux civils avions.
Radafric mis au ban des nations,
Contraint de payer pour ses exactions
Cherchant comment redorer son blason.
Dans ses hôpitaux sals, la maladie
Devenait en silence épidémie ;
Vous savez l'infâme mal-punition
Comme le prétendent les religions.
Dans son pays pourtant coulait l'or noir
Et le peuple damné était sans espoir
Prêts à accepter pour se satisfaire
De bien pratiques bouc-émissaires.
C'est là que les infirmières Bulgares
Venues soigner ces pauvres par hasard
Se retrouvèrent piégées par décret ;
Radafric n'est pas à une horreur près.
Dans quelques pays développés
Des voix dénonçaient cette insanité :
Le fait qu'un gouvernant illuminé
Puisse des infirmière martyriser.
Mais l'or noir, en Libye, coulait à flot
Quand le temps long s'écoulait en sanglots.
En Europe, des politiciens tentaient,
Pas à pas, un bien étrange ballet.
Huit ans, d'avilissement en procès,
La libération des pauvres approchait
Quand arriva Rakosi en héros
Digne émule du justicier Zoro.
Rakosi sortit son tour de passe-passe
Choisit Rakosita pour une passe.
Se couvrit-elle le chef d'un keffieh
Afin de pouvoir le monstre défier ?
Quel secret s'échangea t'il sous la tente ?
Quel commerce illicite ou détente ?
Notre Mata-Hari n'en dira rien
Pas plus qu'à nos dignes politiciens.
Auraient-ils conçu un monstre en secret ?
Les amants n'en sont pas à cela près.
Clonage V.I.H. et Nucléaire ?
Translocation des gènes du désert.
Rakosi sacrifie Rakosita
Et recueille les fruits de son tracas.
Infirmières et médecin délivrés
Il devient mal aisé de critiquer.
Depuis Rakosita met en sourdine
En prétextant protocolaire angine.
Les nuits dans le désert libyen sont froides !
De plus, avaler des couleuvres est roide.
C'est ainsi qu'opère le populiste
Transformants les vrais acteurs en lampistes,
Les peuples se retrouvent ainsi bernés
En ne voyant que le bout de leur nez.
Le petit zapatiste, Août 2007
Commentaires : Écrire
Fable 4 : qu'est-ce qui fait courir Rakosi ...
Le 14/02/2008
Le chef des Rats enivré
L'abus répété de certains breuvages
A des effets bien connus sur les rats
Qui conduisent à maints et maints embarras
Et à d'étranges postures sauvages.
De leur nature et des effets toxiques
Les effets dépendent évidemment :
Dépendance dans le comportement
Et de curieux effets paroxystiques
L'or noir est bien comparable breuvage
Prisé, dans bien des sphères politiques
La voie orale étant trop erratique.
L'or noir produisant d'évidents ravages.
Rakosi en état d'exitation
Quand il flaire le divin élixir
Vaque par monts et par vaux pour saisir
Ou négocier l'objet de frustration.
Les politiques ne sont pas rêveurs,
L'or noir est synonyme de pouvoir.
C'est pourquoi Rakosi se fait devoir
D'en flatter les criminels possesseurs.
D'ailleurs, pour Rakosi, tout ce qui compte
C'est le pouvoir sous toutes ses facettes,
Et pour cela, il faut faire courbettes
A la super puissance pour acompte.
"Bush, je vous aime !" dit-il dans un élan
Ce qui n'a d'égal que le désamour
De ses prédécesseurs pour le vautour
Qui va sévissant de l'Irak à l'Iran.
Ce reniement pour obtenir les miettes
Par dessous la table de l'oncle Sam,
Et soutenir dans un échange infâme
Des projets américains qui inquiètent.
En Algérie, avec Ratéflika
Qui n'est pas un modèle de démocrate
Se comporta en parfait autocrate
Et lorgna sur le gaz Sonacotrach
Traitant avec Radafric, le paria
Pensant ainsi accroître son aura,
Rakosi sacrifia Rakosita
Pour négocier quelque obscure contrat[1].
Il parfait ainsi son immense ego
Offrant à son criminel partenaire
La virginité perdue sur sa terre
Avec en sus, quelques secrets cadeaux.
Rien en chemin n'arrête Rakosi
Dans sa conquête du Graal de sang noir
Profite de l'arche du désespoir
Pour contacter l'intriguant Ratdéby
Ratdéby est une construction de France
Ratchirac et même Chatmythe errant
N'ont jamais reconnu leur enfant,
D'ailleurs sont-ils conscients de leur déviance ?
Bien entendu, il fut conditionné
Aux techniques militaires, aux tortures
Prêt aux coups d'Etat, à la forfaiture,
Pour être en son pays, chef des armées.
Le pays de France se sert de lui,
Au diable les problèmes de conscience
Les diplomates ont besoin de sa science
Pour s'accaparer ce pays sans pluie.
D'autant que l'or noir leur semble échapper.
Coups d'Etat, élections manipulées
Exterminations, rien n'est stipulé
Par contrats qui pourraient les impliquer.
L'affaire vaut cependant un détour
Car des politiques de divers bords
Furent mouillés sans quelconque remord
L'Ethique n'était pas à l'ordre du jour.
Notre Loir Jojo n'avait, lui, rien vu
Par ailleurs sa durée d'hibernation
Se prolonge en cycles de cinq saisons
Ces problèmes sont pour lui incongrus.
Quand au printemps parfois jojo s'éveille
Il ne pense qu'à son pouvoir perdu
L'autocritique est pour lui superflue
Seul, griffer "l'usurpatrice" l'égaye.
Ratdéby digne émule de Radafric
Ne compte plus les exterminations
Vingt mille ou plus, sombre addition
La politique française en Afrique !
La torture n'a pour lui plus de secret
Arbatachar est spéciale du chef[2]
Attributs d'un criminel en son fief
Que la France a fait nommer président.
C'est ainsi qu'il débarque sans requête
A N'Djamena, Zoro est de retour,
Prenant Ratdéby à part, sans détour
Joue à : "je te tiens par la barbichette".
Par quelle tractation et quelle entorse
Rakosi obtint-il la liberté
Pour des femmes de l'arche de zoé ?
Il pu les exfiltrer bombant son torse.
Cependant qu'en Asie Ratkouch, nerveux
Se demandait encor quel rôle jouer.
Voilà sans doute ce qui peut arriver
Quand le pouvoir est principal enjeu.
RatKouch inventeur du droit d'ingérance
Etait en la matière bien qualifié
Mais le "French doctor" peut-être gêné
Par la "Fench politique" prenait distance.
Mais à traiter avec un criminel
Pour soigner son image populaire
Surtout pour des crimes humanitaires
Rakosi pourrait se brûler les ailes.
L'or noir, il faudra un jour s'en passer,
Le Monde retiendra les criminels
Les fréquenter n'est pas péché véniel :
Qui s'assemble pourrait se ressembler.
Le petit zapatiste, novembre, 2007
[1] Voir "la rate et le Keffiéh"
[2] Arbatachar : forme de torture particulièrement atroce ; http://www.avre.org/spip.php?article53
Commentaires : Écrire
Commentaires
Bonne continuation pour vos réflexions politiques
Nous vous mettons le lien de notre blog politique, vous pourrez ainsi débattre et donnez aussi votre avis. : http://www.espritlibre.over-blog.fr (blog réflexions politique)
http://www.penseecreatrice.over-blog .com
Viens visiter notre nouveau blog : spiritualité, zen, bien être, harmonie, nature, animaux..